L'univers musical de Philippe Cirse
 
   

Mais que se passe t-il dans ma chaîne Hi-Fi ?

Des musiques effervescentes , orientalisantes, variées à l'intérieur d'un sanctuaire sacré aux prêches informulés car instinctifs, et plaquées par des mains avides de laisser transparaître des émotions puissantes et féériques. Parfois la déroute se fait sentir dans cette cathédrale sonore émettrice d'espaces d'imagination et d'envol tourmentés, salmigondis évocateurs alternant avec des souffles glacials. Il faut écouter cette musique religieusement et ne pas chercher un fil d'ariane car elle est à l'évidence, construite pour que l'on s'y perde. 

Posté par VIVANT sur Krinein.com

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BASILIQUE I

Critique de CBL pour Krinein.com

Cirse, du grec Kirsion, désigne un chardon qu'on employait pour guérir les varices. (Dioscoride)  Que ce soit des champs ou des marais, le cirse donne toujours une très belle fleur. Quel est l'intérêt de ce petit cours de botanique? Il constitue une parfaite introduction à cette critique musicale un peu hors-normes.

Cirse fait ce qu'on peut appeler de l'ambient. Ca ne veut surtout pas dire en l’occurrence que c'est une complainte d'ascenseur mais que cette musique cherche à instaurer une ambiance dans  la pièce et dans la tête des gens qui l'écoutent .
 
A une époque on appelait cela du new-age mais c'est tellement vague... Attention, je ne parle vraiment pas d'une musique expérimentale sans queue ni tête mais de quelque chose de construit et de très réussi.  Essentiellement faite au synthé, la musique de Cirse est très épurée sans être simpliste. Peu de sampling, peu de rythme et des basses veloutées ; tout est fait pour qu'on se laisse bercer. Tour à tour apaisantes, inquiétantes (DAGON), relaxantes ou enjouées (Le Territoire  des  Champignons), les différentes pistes de Basilique 1 sont souvent déconcertantes et très agréables. Leur but est de nous emmener en voyage dans un monde à part où se mêlent rêveries, imagination et paysages exotiques.  Le synthé nous guide par ses notes appuyées et  ses mélodies savamment composées ou bien nous fait réagir par ses impros à contre-courant. On reste souvent étonné par le caractère quasi-religieux d'une partie de l'album (Hephaïstos ) Celui ci finit en apothéose avec quatre pistes sous le nom de « Fragments  infernaux » qui tranchent nettement avec le reste en étant plus classiques car elles incorporent  un beat , et  la dernière comporte même des paroles ! (Synthétiseurs et Séquenceurs)

Pour ceux qui cherchent une expérience nouvelle en matière d'électro mais surtout un bon moyen pour se détendre, je ne saurais trop vous recommander cet album et peut-être que vous aussi, vous  rejoindrez le clan des adorateurs. Si vous voulez en savoir plus et vous procurer l'album, le  mieux est encore d'aller en parler à son auteur qui s'est développé sur le forum tel le cirse en  montagne !
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BASILIQUE II


Critique de André pour le site du Grand Escargot
 
CBL vous a présenté avec talent et justesse BASILIQUE I. Je pourrais  difficilement faire mieux que lui, mais je tenais quand même à vous parler à mon tour de la  musique de l'ami Philippe en vous  présentant le deuxième opus, qui est intitulé comme il se doit BASILIQUE II. C'est vrai que cette musique est faite pour créer des ambiances, qu'elle est tour à tour enjouée, apaisante, mais aussi inquiétante. Et c'est vrai aussi, que si parfois elle est déconcertante, c'est parce qu'elle est tellement éloignée des standards pré-formatés qu'on nous a imposé.
 
Il est sûr que Cirse a tenu à nous proposer ses atmosphères multiples, sans se soucier de nous imposer un fil musical conducteur trop strict pour nous permettre peut-être, de le rejoindre dans l'un de ses songes .

Allez on y va, on met le CD dans la platine ?! !

Et je vous propose de manière très astucieuse de commencer par la piste 1 qui s'appelle "Basse cour"
hé bien c'est précisément à mon sens la plus déconcertante de l'album . Les ruptures y sont pour mon goût trop fréquentes et c'est cette piste que j'aime le moins. On retrouve ces mêmes ruptures dans "Sans étiquette apparente", mais entre-temps on s'est habitué à l'univers musical de CIRSE. Mais c'est quoi, me direz-vous, ces ruptures dont je vous parle ? Ouais bonne question ! Et bien je pense que dans ces 2 titres CIRSE a essayé de marier toutes ses influences musicales qui vont du classique pur au jazz prog'.

En piste 2 vient "L'ange réversible" et là le charme commence à agir, et en plus vous aurez l'impression d'entrer dans la basilique titre du disque. Le morceau s'écoute en fermant les yeux; une intro médiévale puis ensuite des chœurs grégoriens vous entraîneront vers le mystique, voire le sacré. «C'est 4 minutes 17 de bonheur»

"Mélodie zéro" : L'ambiant à l'état pur. Tout au long de ce titre j'ai eu le sentiment d'être près à tomber dans un espèce de vortex puissant et galactique. Ce sera peut-être la musique qu'on entendra quand on sera tous avalé par le grand trou noir.

"DRAO-ETSUGÜA" :  De faux airs d'exorciste, des voies humaines désincarnées, on cherche à savoir tout le  long du morceau qui est DRAO-ETSUGÜA. "La LOUISON"  elle, est un clin d'œil ;-) elle est là la Loco de Zola, elle avance légère mais brinquebalante, et puis aussi puissante et heureuse quand elle crache sa vapeur. Le rythme est obsédant. Pour "Stratus" et "Evicsal"c'est le retour à l'ambient : on part du rêve, plongeant dans l'aérien, jusqu’à l'éthéré. "Paul Klee" : C'est Erik SATIE à qui on aurait filé un hautbois qui nous a composé une petite musique.

"Mikado"; "Souffleur de verres"; "L'orchestre Mélancolique" : Cette fois c'est l'inquiétant, l'oppressant     mais aussi l'envoûtant qui prend le dessus. "Malpertuis" : Difficile de savoir ce qui a inspiré le musicien pour ces trois phases bien distinctes; et si c'était l'homme dans son parcours de vie, insouciant et maladroit quand il est enfant, superbe égoïste et méchant adolescent, puis vient la plénitude avec son chapelet de regrets et la nostalgie de la maturité.

"Les anciens dieux" :  Un clin d'oeil appuyé à MESSIAEN dans l'intensité de ces sons liturgiques. Et si c'était les dieux qui avaient inventé l'orgue ? S' ils s'en servaient pour montrer à l'homme leur puissance de dieux ? Solennel et menaçant.

"Nature morte" : La richesse du synthé exploité par le musicien, la partie violoncelle est majestueuse.

"Eriatilos le grand" :  La même beauté que pour la piste précédente, avec les mêmes instants de pureté, à tel point qu'elle semble d'ailleurs en être le prolongement musical et intemporel. CIRSE se devait de terminer son disque par cette piste.

Voilà, la musique de Philippe CIRSE est très très loin de ce qui se trame sur nos radios, c'est une musique qui s'écoute, et pour écouter il ne faut pas seulement des oreilles, il faut aussi un cerveau pour rêver, et un cœur pour avoir des émotions . Bravo l'artiste :-)

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D'autres titres à écouter : 

"Démons & Lumières"

 

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"Murailles et jardins suspendus"
 

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Le matériel utilisé par Philippe Cirse :

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